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Heimstone présent et futur : des choix en pleine conscience (3/3)

#empowerwomenthroughcreativity

Vous l’aurez compris, ce que nous cherchons à faire chez Heimstone, c’est de construire nos collections intelligemment et raisonnablement, sans trahir qui nous sommes. J’aimerais donc ici, pour clôturer cette trilogie, vous emmener dans l’envers du décor d’une création de collection pour vous expliciter nos choix et vous montrer notre vérité telle que nous la concevons, tous nos efforts et actions qui s’inscrivent dans une démarche durable, de respect de l’humain et de l’environnement autant que possible. Aujourd’hui et pour demain.

Heimstone aujourd'hui

À propos de notre profondeur de collection

Quand mes imprimés sont dessinés, je les imagine prendre vie sur nos silhouettes, sur vous, c’est une phase d’excitation intense et j’ai envie de 1000 pièces ! La réalité est un poil différente.

Nous nous attachons à trier, choisir scrupuleusement des pièces pour vous, qui, nous sommes sûres par expérience, vous plairont à 100%. Je ne bride pas ma créativité et mon imagination pour autant. Nous réfléchissons bien sûr à la saisonnalité de nos différentes capsules.

La construction de notre collection a aussi beaucoup évolué avec le temps pour pouvoir vous proposer à la fois plus de thèmes, plus d’imprimés et de coloris (un grand jeu pour moi !) tout en maîtrisant notre croissance.

Au moment du lancement de la collection été 2017, nous avons décidé de découper notre collection en trois capsules donc trois « petits » lancements sur six mois de collection. Cela nous permettait de mieux répondre à vos envies de nouveautés et surtout de mieux communiquer sur l’histoire, le mood et la saisonnalité de chacune de ces capsules.

Aujourd’hui, en 2020, cela n’a pas vraiment changé, sauf que nous avons à nouveau découpé ces trois capsules en 3 mini capsules (vous nous suivez!!??, nous avons aujourd’hui une collection en 9 temps). C’est encore mieux pour moi pour que je puisse vous raconter les inspirations derrière chaque imprimé.

Ainsi, sur les trois dernières années, la taille de nos collections n’a réellement augmenté que de 20-25%. Nous avions entre 30 et 40 modèles par collection, déclinés par le passé dans un, deux, parfois trois tissus différents maximum.

Aujourd’hui ce même nombre de références est décliné dans 1,2,3,4 parfois 5 tissus différents, ce qui donne l'impression que les collections sont beaucoup plus importantes ! En fait, elles sont simplement plus diversifiées et réparties. Magique, non ?

Finalement, si le nombre de modèles par collection n’a pas réellement augmenté (nos Dori, nos Gil, nos Austria, nos Bobbi etc…), nous avons réussi à vous proposer en parallèle plus de choix, plus de déclinaisons et ça, ça me ravit !

Pour déterminer nos quantités à produire par modèle, nous nous basons évidemment sur des statistiques enregistrées depuis des années, mais surtout, toute l’équipe Heimstone se réunit et passe en revue, chaque modèle, chaque imprimé afin de choisir, et sentir lesquels seront vos favoris ou non ! Parfois il y a des ratés et un imprimé qui ne faisait pas l’unanimité deviendra un best sellers… c’est le jeu !

En fait, ce qui m’obsède, c’est qu’un vêtement soit porté. Je n’ai aucun intérêt à développer des pièces que je ne vendrais pas, car elles finiraient par dormir dans un hangar, deviendraient inutiles, coûteuses et polluantes !

Et quand il nous reste quand même quelques pièces, vous commencez à nous connaître : nous les gardons précieusement pour nos outlets. Nous aimons l’idée qu’Heimstone prend de l’âge avec vous, que vous vous souvenez des pièces des collections précédentes, et que chaque pièce a été acquise comme un petit trésor. Aussi, et ce depuis le tout début d’Heimstone, nous donnons une autre partie de nos archives à l’association ARCAT, l’Association de Recherche, de Communication et d’Action pour l’accès aux Traitements, de qui nous sommes partenaires depuis des années. À l’avenir, j’aimerais que nous collaborions avec de nouvelles associations, en lien avec des causes qui me touchent de plus en plus, comme la préservation des océans, dont le premier volet a été le soutien à #the100kinitiative, mais aussi la protection de l’enfance. Si vous soutenez déjà le travail d’associations qui vous tiennent à cœur, n’hésitez pas à nous les partager en commentaires !

À propos de notre confection

Depuis longtemps, nous privilégions une confection française (et francilienne en fait !).

50% de nos collections est produit dans nos ateliers en banlieue parisienne où j’ai la certitude que les conditions de travail sont bonnes, où les couturières connaissent désormais nos modèles presque par cœur. C’est extrêmement important à nos yeux. Un petit secret par exemple sur notre robe Java d’été sans manches : la bretelle à l’épaule est si fine qu’une seule couturière maîtrise à la perfection la technique pour obtenir une couture propre, et nous nous en remettons chaque saison à son grand talent.

Les 50% restants sont produits en Pologne (25%), en Inde (5%), au Portugal pour nos accessoires (20%), bref, ailleurs quand nous sommes à la recherche d’un savoir-faire particulier (comme les broderies à relief de notre capsule streetwear ou pour la précision et la structure de nos plis surpiqués de la chemise Muse).

Quand une production est terminée, sachez qu’on travaille encore de façon très artisanale : Anastasia et Léa, nos responsables de collection et production de choc, se déplacent elles-mêmes pour le contrôle qualité final et pour ramener les pièces en boutique. Cela nous permet de limiter les allers-retours et transports polluants, et ainsi pas besoin des polybags de transport (chouette, des déchets en moins !). On travaille à échelle humaine. Et en Pologne, notre représentante sur place s’assure de ce même contrôle qualité.

À propos de nos stocks de fournitures et de vêtements

Nous maîtrisons le choix des quantités produites et de nos commandes premièrement parce que c’est ainsi que j’ai construit Heimstone : je voulais des silhouettes uniques et exclusives (j’ai envie que vous vous sentiez spéciale dans nos vêtements). Nous produisons véritablement en petite quantité chaque modèle, nos pièces sont quasi-uniques.

La seconde raison, c’est le souhait de produire comme « à la demande » : si notre production nécessite 30 zips, nous n’en commanderons pas plus. L’idée c’est de travailler avec 0 stock, nous ne voulons pas de déchet ! Et si nous choisissons de produire 50 robes d’un modèle, nous commandons le tissu en conséquence et quand un imprimé est sold out, il est sold out pour de bon ! Rares sont les cas où nous avions surestimé notre consommation de tissu et où nous avons eu la chance de pouvoir reproduire quelques pièces (qui se comptent sur les doigts d’une main !).

Nous ne reproduisons pas de rouleau imprimé dans cette démarche 0 stock.

Ce que vous ne voyez pas, c’est que cette démarche est déjà un engagement au sein de l’industrie textile pour une consommation plus raisonnée. En fait, elle restreint les choix des fournisseurs qui ont l’habitude de travailler à très grande échelle et imposent des minimums de quantités énormes, absurdes. La meilleure illustration de cela, c’est une broderie que nous venons d’annuler pour l’été prochain que nous adorions toutes dans l’équipe mais le fournisseur nous imposait un minimum de commande qui nous paraissait démesuré. Nous avons jugé plus juste de ne pas l’intégrer à notre collection.

Production locale, logique zéro déchet et consommation maîtrisée sont mon idée d’un engagement plus durable avec Heimstone et je trouve que c’est déjà pas mal. Et quand vous faites l’acquisition d’une pièce Heimstone, en boutique ou derrière votre écran, vous prenez aussi cet engagement avec nous (souvenez-vous du premier article : votre achat, votre pouvoir).

Parce que nous souhaitons aller beaucoup plus loin, il y a certaines actions sur lesquelles nous travaillons déjà, d’autres points sur lesquels nous avons encore une belle marge de manœuvre et je tenais à les partager ici, en conclusion de ce long voyage à travers la confection textile.

Heimstone demain

À propos de notre sourcing

Je travaille main dans la main avec Léa qui fait un effort remarquable pour nous dénicher des matières innovantes (en prenant compte de toutes les contraintes que j’ai évoquées). Les matières ont toujours été au cœur de nos préoccupations. C’est un travail de longue haleine, qui demande pas mal de tests. Nous intégrons aussi de plus en plus de viscose mais aussi du polyester recyclé, du coton, et de la soie. Si je dois arbitrer, entre satin-polyester et viscose, il me semble que la viscose est plus durable. Elle s’apparente à un voile de coton très léger donc elle est aussi très douce mais n’a pas de fini brillant, satiné pour le coup. C’est la matière sur laquelle nous avons imprimé nos thèmes Panda et Ciment, et nous avons été conquises ! Vous aussi ? Dans notre prochaine collection été SS20, nous intégrons des mélanges de matières innovants comme de la soie-coton, de la laine-coton, du polyester-coton… un effort remarquable, je vous dis. L’idée c’est de toujours composer avec cet équilibre.

Et puis au-delà de la matière, notre commercialisation et nos envois

Si vous avez suivi nos stories sur Instagram du mois de juin dernier, vous avez compris que les polybags protecteurs individuels sont une catastrophe. Bien que nécessaires en sortie d’usine quand nos productions arrivent de Pologne, ils sont des déchets plastiques à usage unique en pagaille ! Nous avons au moins déjà réussi à éliminer les enveloppes en plastique blanches de nos envois eshop. Nous avons aussi fait évoluer nos boîtes d’envoi pour qu’elles n’aient plus besoin de leur enveloppe protectrice. En revanche, pas de chichi à l’intérieur, juste votre pièce à déguster. Bon appétit ! Nous comptons aussi sur vous pour ne pas avoir la folie des grandeurs en commandant l’intégralité de la collection : les retours sont aussi des envois polluants que nous pourrions éviter.

Chez vous, comment prolonger cet effort ?

Nous avons reçu à plusieurs reprises des questions à propos de l’entretien de vos pièces Heimstone, une part non négligeable de l’empreinte écologique d’un vêtement. Nous nous sommes rendues compte que nous étions les premières fautives de ce manque d’information et nous travaillons à l’amélioration de nos étiquettes d’entretien pour qu’elles soient plus précises. Nous vous préparons également une petite vidéo sur notre compte Instagram pour que vous puissiez toujours vous y reporter, en cas de doute. Car le miracle du satin polyester c’est qu’il passe très bien en machine à certaines conditions, nous vous détaillerons tout !

Sachez que le lavage de nos vêtements compte pour beaucoup dans notre consommation d’eau, d’énergie, et de pollution chimique que nous rejetons. Le dernier rapport de septembre de l’ADEME (l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) fait d’ailleurs état que la moitié des impacts sur l’environnement est dû à l’entretien de nos vêtements. Lavons moins, à des températures plus basses et en laissant sécher à l’air libre : il faut que nous revoyions nos besoins.

Heimstone, pour toujours

Cela fait plusieurs mois que nous nous demandons comment nous pouvons faire plus avec mon équipe. Comment faire ce pas supplémentaire, cet effort qui peut faire toute la différence dans notre impact écologique. Si l’industrie de la mode est l’une des plus polluantes c’est qu’elle surconsomme. Elle crée, produit, à outrance. Le challenge aujourd’hui, c’est d’agir pour tenter de la transformer de plus en plus en économie circulaire : reporter, recycler, réutiliser, revendre… tous les verbes en -re que vous pourrez trouver (d’où l’essor de la seconde main, des fripes, de Vinted). Nous avons notre idée de projet pour Heimstone qui va dans ce sens, et c’est d’ailleurs vous qui nous l’avez inspiré. Nous vous annoncerons très bientôt de quoi il s’agit et nous espérons que vous y prendrez part en grand nombre !

Notre trilogie touche à sa fin. Si vous m’avez lue jusque-là, je vous en remercie infiniment. Croyez-moi ce n’était pas une prise de parole aisée, quand tous les signaux sont aux rouges.

J’ai une requête pour vous : si vous ne deviez retenir qu’un message principal de ces articles sur l’industrie textile, le développement durable et Heimstone, c’est que je ne crois pas à la solution miracle mais aux choix conscients, assumés et raisonnés. Dites-nous quels sont les vôtres, échangeons, apprenons, avançons ensemble. Car ici, nous sommes comme vous tous, nous cherchons quotidiennement les (bonnes) réponses. Dans la légèreté, la bonne humeur, avec beaucoup d’envie… et de la bonne bouffe.

Merci !


2 commentaires


  • Bravo pour toutes ces initiatives, c’est très intéressant d’en apprendre plus sur votre démarche. Comme vous le dites, les transports représentent une part non négligeable de l’empreinte carbone d’un vêtement, car ils sont très polluants. Ma question ne se veut pas agressive mais je me demandais comment vous appréhendiez les choses au niveau individuel, notamment pour le transport aérien ? Je vois sur Instagram que vous prenez énormément l’avion. Je pense que les voyages sont indispensables pour l’ouverture aux autres mais l’avion est le mode de transport le plus polluant et j’ai tendance à penser que nous devons tous agir avec plus de sobriété…

    Clo le

  • Super intéressant cet article! Oui à fond sur des matières nouvelles qui apportent des alternatives au polyester que je ne trouve pas assez chaud l’hiver. J’ai adoré la viscose panda et des nouvelles matières intégrant soie et coton c’est génial. Quant au packaging minimaliste aucun souci mes pochettes Heimstone sont devenues désormais vintage et je les chérie d’autant plus. Quelle belle marque, quelle belle équipe! Bravo les filles!!!!

    OLivia Small le

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